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Le blog de Christophe Vieren

Préjugés sur les fonctionnaires

25 Mai 2012 , Rédigé par Christophe Vieren Publié dans #Emplois publics

15) Préjugés sur les fonctionnaires

15.1) « Il y a trop de fonctionnaires ! » *

 

FAUT VOIR ! On ne peut en effet répondre sans connaître le critère à l'aune duquel les fonctionnaires seraient jugés en « trop » grand nombre.

 

    Toujours est-il qu' avec 88 emplois publics pour 1 000 habitants, la France se situe au 6e rang des 19 pays de l'OCDE, au même niveau que le Royaume-Uni. À l'exception de la Finlande qui se situe avec le Canada avec un taux voisin de 100, les pays scandinaves - qui se portent très bien, merci - culminent aux alentours de 150, soit 70% de plus. Le taux des États-Unis (peu soupçonnables de collectivisme) est de 75. Enfin, en bas de l'échelle, se trouvent le Japon et la Grèce (dont on envie les niveaux de dettes publiques !!!!) avec un taux voisin de 40-45.

 

    Le graphique ci-dessous illustre le taux d'administration pour 19 pays de l'OCDE pour 4 années sur 15 ans (1993, 1998, 2003 et 2008) :

Taux d administration pays OCDE-1993-2008 CAS-2010-copie-1
Source : p.8 de Tableau de bord de l'emploi public , Centre d'Analyse Stratégique, déc.2010.

 

Et combien ça coûte ?

 

    Comme l'illustre le graphique ci-dessous, la part des rémunérations publiques est d'environ 10-12% pour nombre de ces pays.

Part-remuneration-publique-dans-PIB-pays-OCDE-2008_CAS-2010.jpg
    Le nombre de fonctionnaires, répartis au sein des trois fonctions publiques (d'État, territoriale et hospitalière) est de 5,3 millions dont 4,4 millions de titulaires, les seuls disposant de la sécurité de l'emploi (source : Chiffres clés de la fonction publique, DGAFP, Ministère de la fonction publique, 2011) et représentant 14% des emplois français. Le nombre total d'emplois publics (voir ci-dessous) est de 6,1 millions, soit 20% des emplois.

 

Différence entre le fonctionnariat et l'emploi public :

 

     La notion de « fonctionnaire » étant très différente d'un pays à l'autre, afin de réaliser une comparaison internationale, le Centre d'Analyse Stratégique préfère la notion d'« emploi public », qui inclut les salariés d'organismes payés sur fonds publics. Comme par exemple des agents de la Sécurité sociale (contrat de droit privé) ou des enseignants en école privée sous contrat.

 

Et à quoi servent-ils, ces emplois publics ?

 

     Dans tous ces pays, les secteurs de l'éducation, de la santé et de la protection sociale, représentent à eux seuls entre 45 et 75% des emplois publics. Pour plus de détail sur la ventilation des dépenses et leurs évolutions depuis 50 ans, voir " Il y a trop de dépenses publiques "

 

Source : tableau de Bord de l'emploi public : situation de la France et comparaisons internationales, Synthèse, CAS, 2010.

__________________

* L'énoncé « Il y a trop de fonctionnaires ! » est généralement associé à (choix non exclusif) :

  1. « il faut réduire les dépenses publiques » suivi de « afin de réduire la dette publique »

  2. « ils ne foutent rien » ou « ils ne sont pas productifs ».

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Christophe Vieren 06/11/2012 15:45


J'aimerais bien que TOUS les habitués d'OB alias les crises (http://www.les-crises.fr) se retrouve ici. .


Concernant ta pertinente interrogation, je n'ai hélas pas la réponse mais je peux tenter de trouver.


 


 


 


 


 


 


 


 

Jacques Coeur 05/11/2012 23:23


Bonjour Christophe,


je vois qu'on a ici tous les habitués de chez OB. ^^

En comparant les deux graphiques je remarque deux singularités :
- la Norvège qui se classe au sommet du classement par le nombre d'APU, mais dans la moyenne pour les dépenses (12%)
- la Grèce, où il y a peu de fonctionnaires (2° au classement entre 40-50), mais avec un pourcentage approchant les 12% du PIB.
Peut-on conclure qu'en Norvège les fonctionnaires sont mal payés, et qu'en grèce ils le sont grassement, ou alors, faut-il prendre en compte d'autres paramètres comme les avantages en nature, la
composition du PIB, ... ?

Christophe Vieren 31/05/2012 17:33


Je suis globalement d'accord avec les inflexions que tu proposes aux contenus et modalités scolaires. De ces points de vue il devrait y avoir un socle commun défini nationalement -au nom de la
république une et indivisible) et pluriannuel et des options locales annuelles (enfonction des sensibilités des citoyens et décideurs locaux ainsi éventuellement, pour les formations
professionnelles, du bassin d'emplois).


Si c'était de moi, il est clair que je mettreais plus de contenu Politique (avec un grand P) à parti du second cycle en particulier. Plutôt que des fondamentaux tel l'équation d'oxydo réduction
du permanagate de potassium sur le sulfate d'ammonium (exemple bidon !). L'aprentissage de la science (protocole, statistiques, ...). Cela afin de faire de nos petites têtes blonde autre chose
que des producteur/consommateur.


 


Quoique qu'enseignant (du supérieur et donc plutôt formateur) et père, je n'ai hélas pas de réflexion très profonde sur la question qui est assez éloigné du sujet et de l'objectif de l'article.
Si tu souhaites pousuivre, n'é&hsites pas à user de mon @dresse. 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

Patrick Luder 30/05/2012 20:50


Salut Christophe, je ne te promets pas de venir trop souvent sur tes pages, mais tes sujets sont intéressants et
m’interpelle. Je vais essayer d’être le plus direct possible, le but n’est pas de noircir tes pages de mes tic-tic-tic ...


Le rôle de l'Etat n'est pas d'être pourvoyeur d'emplois, mais donner un cadre à sa population (ne pas trop me
répéter...). Un Etat qui se veut efficace avec peu de moyens définis ses tâches avec soin et les mets en application avec sagesse et réserve (ni trop ni trop peu, ni trop lentement ni trop vite).
Les tâches administratives sont presque toujours mieux gérées quand elles peuvent se faire à échelle humaine, soit avec possibilité interne ou externe, de partager des avis de pouvoir en
discuter, les synthétiser et prendre des décisions communes, toujours avec l’optique de simplifier et améliorer sans excès.


Exemple pour l'école publique: Premier point , penser global et agir local. Donc discussions et décisions dans les
grandes lignes au niveau National mais mise en application au niveau local (par sous-groupe de Communes puis par groupe Régionaux). L'efficacité de l’enseignement dans l'école publique devrait
s’obtenir par un programme simple, varié et adaptable aux situations, un programme sans cesse évalué et amélioré (ou simplifié), ainsi que par une attitude dans les écoles ou les élèves sont
co-responsables 1° de leur propre bien-être et ambiance de classe & 2° en prenant aussi conscience et soin des autres. Les heures d’enseignements n’ont pas besoin d’être excessives, à mon
avis avoir classe tous les jours de toutes les semaines est contre-productif, l’école peut aussi avoir d’autres activités pratiquées un groupe plus important, qui ne coûte quasiment rien et qui
ne nécessitent pas d’encadrement lourd. Ne me parle pas de programme d’éducation surchargé, c’est encore une aberration contre-productive. Quatre exemples : La langue écrite. On obtient des
élèves qu’ils sachent correctement lire en une année. Neuf ans continus de Français ne sert à rien, mieux vaut 1 année pleine puis 2 à 3 période de 2 à 3 mois par an. La musique ne nécessite pas
de programme hebdomadaire, mais 3 périodes annuelles de mise en application musicale serait plus valorisant et plus efficace. Bouger est important, mais un programme gymnastique plusieurs fois
par semaine, c’est vraiment du temps perdu. Mieux vaut quelques cours concentrés de sensibilisation à une vie saine (qui peut intégrer d’autres notions) ou mieux qu’un cours, des camps d’une
semaine avec deux ou trois thèmes (physique + nature + étude sérieuse). Dernier exemple, pourquoi séparer histoire, géographie et sciences ? Dans les programmes actuels, les enfants ne retiennent
quasiment rien. Mieux vaut en faire un ensemble qui permette d’évoluer, par exemple le thème du pétrole permet de travailler histoire + géographie + sciences + chimie + environnement + mécanique
etc. Tout ceci s’applique déjà dans certaines écoles privées, avec des résultats étonnants pour beaucoup moins de moyens que les écoles publiques. Autre exemple, une école avait fait un programme
pilote « technologie », qui incluait dessin technique + statique + mécanique (pneumatique + hydraulique + électricité) le cours (facultatif) était ouvert aux 9 à 14 ans (toutes classes
confondues) et durait 2 ans au maximum avec un programme à suivre librement et au rythme de chacun. Il y avait entre 25 et 35 élèves pour un seul professeur. Certains élèves (ou groupes d’élèves
super motivés) faisaient le tour du programme en moins de six mois ... Allez, bonne réflexion et à une prochaine.