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Le blog de Christophe Vieren

Préjugés sur le logement

18 Mai 2012 , Rédigé par Christophe Vieren Publié dans #Prejuges_et_stigmatisation

Cinquième d'une série d'articles démontant les préjugés sur la pauvreté, l'assistanat, l'immigration, les Roms, . . .

5) Sur le logement

5-1) « La construction de logements sociaux se développe à un rythme suffisant en France »

FAUX ! Le niveau de la construction en progrès régulier jusqu'en 2007 s'est effondré depuis : seulement 333.000 logements ont été commencés en 2009 contre 435.000 en 2007, ce qui met à mal les objectifs du DALO.

 

    On estime que le niveau de déficit va atteindre le million de logements. De plus, la progression des logements sociaux tient surtout à l'augmentation de logements accessibles seulement aux classes moyennes (nombre de logements PLS multiplié par 10 entre 2000 et 2010) alors que les logements accessibles aux familles les plus modestes augmentent bien plus faiblement : le nombre de PLAI a été multiplié par 2 sur la même période (source : rapport Mal logement, 2011, Fondation Abbé Pierre).

5-2) « Les logements sociaux devraient être attribués en priorité aux gens qui travaillent »

FAUX ! L'impératif de solidarité nationale exige que chacun, qu'il ait ou non un emploi, puisse disposer d'un logement adapté à ses ressources. Le droit à un logement digne est reconnu pour tous les citoyens en France.

 

   De fait, on constate malheureusement aujourd'hui que les personnes possédant un emploi accèdent en priorité aux logements sociaux.

5-3) « En période de restriction budgétaire, il est normal que l'État réduise l'aide au logement social »

FAUX ! C'est la réalité mais c'est un mauvais calcul. Tout d'abord parce que, en contrepartie, « l'ensemble des crédits que l'état consacre à la politique d'hébergement peut être estimé à 1,5 milliard d'euros" chaque année (source : D. Migaud, prsident de la Cour des comptes, en Audition parlementaire, déc. 2011).

 

   Par ailleurs, l'absence de logement stable provoque pour une famille des ruptures durables dans l'emploi, la santé, la scolarité, . . . qui auront des conséquences et des coûts élevés pour la collectivité.

 

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