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Le blog de Christophe Vieren

Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous

25 Octobre 2013 , Rédigé par Christophe Vieren Publié dans #Inegalites

 

 Parce qu'un petit dessin vaut mieux qu'un long discours, tout d'abord cinq graphiques se passant de tout commentaire. Pour une vingtaine de pays de l'OCDE, ils mettent en évidence une corrélation significative entre le niveau d'inégalités (abscisse) et un indicateur (ordonnées) pris dans cinq domaines (éducation, santé, insécurité, innovation, écologie).

ÉDUCATION : niveau en maths et en lecture/écriture et inégalités de revenus

inegaeduc

SANTÉ : taux d'adolescents en surpoids et inégalités de revenus

inegasurpoids

CRIMINALITÉ : taux d'incarcération et inégalités de revenus

inegaprisons

INNOVATION : taux de brevets et inégalités de revenus

inegabrevets

ÉCOLOGIE : taux de recyclage et inégalités de revenus

 inengarecyclage

 

   Ces graphiques, reproduits et commentés ci-dessous, sont tirés de l'ouvrage Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous (2013) de Kate Pickett et Richard Wilkinson, professeurs et chercheurs en épidémiologie dans des universités anglaise et étasunienne. Ils y défendent la thèse originale selon laquelle les inégalités sont néfastes pour tous, y compris pour les riches, à cause des tensions et des stress qu’elles causent.

 

   La relation de cause à effet n'y est pas démontrée mais un faisceau de corrélation permet de l'imaginer comme très probable : ainsi il est démontré que le PIB par habitant pèse bien moins que le niveau des inégalités au sein d’une société sur l’allongement de l’espérance de vie, le niveau de la criminalité, le taux de maternité précoce ou même la consommation d’eau. Le niveau des inégalités pèse en revanche énormément dans des domaines aussi variés que l’éducation, le surpoids des adolescents, l’emprisonnement, mais aussi, plus surprenant, l’innovation ou encore le recyclage. C'est ce qu'illustre ci-dessous les cing graphiques les plus significatifs de l'ouvrage qui mettent en évidence certaines corrélations surprenantes.

 

   Que vous en soyez convaincu d'avance ou pas, ces quelques graphiques d'interprétations aisés interpelleront, il faut l'espérer, vos connaissances réfractaires à la redistribution qui serait de l'assistanat, lequel serait la cause principale du chômage, entre autres maux qui rongent notre société.

 

   À la suite de ces graphiques dont nous précisions les sources, vous trouverez de larges extraits de la préface.

Sources des cinq graphiques les plus marquants de l'ouvrage : relation entre inégalités de revenus et, éducation, surpoids, criminalité, innovation, et recyclage

    Pour les cinq graphiques présentées ci-dessus et repris ci-dessous, les inégalités de revenus (abscisse) sont mesurées à l'aune du rapport entre les revenus des 20% les plus riches et ceux des 20% les plus pauvres (source : Rapport sur le développement humain, programme des Nations unies pour le développement, 2003-2006).

Éducation : niveau en maths et en lecture/écriture et inégalités de revenus

inegaeduc

Figure 8.1, page 168 Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous , © Les Petits matins.

 

Source : rapport PISA 2003. Les données internationales harmonisées sur les niveaux d'instruction proviennent du Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves (PISA), créé pour faire passer des tests harmonisés à des élèves de 15 ans dans divers pays.

 

Santé : taux d'adolescents en surpoids et inégalités de revenus

inegasurpoids

Figure 7.2, page 149 Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous , © Les Petits matins.


Source
: les pourcentages d'adolescents de 13 et 15 ans souffrant de surpoids ont été publiés dans le rapport 2007 de l'UNICEF"La pauvreté des enfants en perspective, vue d'ensemble du bien-être des enfants dans les pays riches".

Criminalité : taux d'incarcération et inégalités de revenus

inegaprisons

Figure 11.1, page 222 Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous , © Les Petits matins.

 

Source : les taux de détenus proviennent des "Enquêtes des Nations Unies sur les tendances de la criminalité et le fonctionnement des systèmes de justice pénale" (2000).

 

Innovation : taux de brevets et inégalités de revenus

inegabrevets

Figure 15.3, page 329, Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous , © Les Petits matins.


Source
: le taux de brevet provient de l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, Statistiques de propriété intellectuelle, publication A, Genève, OMPI, 2001 

Écologie : taux de recyclage et inégalités de revenus

 inengarecyclage

Figure 15.5, page 340, Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous, © Les Petits matins.

 

Source : les taux de recyclage proviennent de l'Australia's Planet Ark Foundation Trust

 

  Certes, cinq graphiques - ou plutôt des dizaines, sur cinq cents pages - ne font pas une démonstration. Sensible à l'objection, Pascal Canfin répond dans sa préface : "Prises séparément, ces corrélations ne montrent en réalité pas de rapport de cause à effet. Si les sociétés les plus égalitaires sont aussi celles où le taux de criminalité est le plus faible, c'est peut-être le fait du hasard.". "Mais, ajoute-t-il, si les sociétés les plus égalitaires sont en même temps celles où l'état de santé est le meilleur, où la mobilité sociale est la plus forte ... le hasard n'est plus possible".

 

 Nota : autre présentation de ces cinq graphiques sur le site de France Télévisions.

Préface de Pascal Canfin, extraits :

   Plus les riches sont riches, plus la société dans son ensemble est prospère. Voilà l’un des piliers de l’idéologie néolibérale. C’est ce que les économistes appellent « l’effet ruissellement » : la richesse des plus aisés descend progressivement dans toute la société grâce à la consommation et à la richesse supplémentaire qu’ils produisent. L’égalité est peut-être désirable, mais ce sont les inégalités qui sont productives et qui, au bout du compte, permettent à tous de vivre mieux.

   Tel est le cœur du raisonnement qui a pu – et peut toujours – rendre légitime aux yeux de la majorité l’accroissement de la richesse d’une minorité. Les inégalités peuvent paraître immorales, mais elles constituent un mal pour un bien.

   Page après page, statistique après statistique, c’est cette thèse centrale du néolibéralisme que ce livre met en pièces. Le PIB par habitant pèse bien moins sur l’allongement de l’espérance de vie, le niveau de la criminalité, le taux de maternité précoce ou même la consommation d’eau que le niveau des inégalités au sein d’une société. Autrement dit, la meilleure politique contre la délinquance – y compris la délinquance financière – est de réduire les inégalités.

Un livre très influent

   Publié au Royaume Uni en mars 2009, six mois après la chute de la banque Lehman Brothers qui a déclenché la crise financière, il rencontre un succès inattendu. Trois ans plus tard, 150.000 exemplaires en ont été vendus et le livre est disponible dans 23 pays. Mais il aura fallu attendre 2013 pour disposer d’une traduction en français. [...] !!!

   Compte tenu de la montée des inégalités en France depuis une décennie, le lecteur français trouvera dans ce livre matière à de nombreuses réflexions. [...]. Après la crise financière dévastatrice que le monde a connue en 2008, les zélateurs de la finance débridée ont perdu la bataille des idées. Ce livre vient élargir la perspective et donne une force supplémentaire à notre combat.

   Au Royaume-Uni, en 2009, après trois décennies de domination idéologique du thatchérisme à droite puis du blairisme à gauche, ce livre est évidemment salué par la gauche social-démocrate traditionnelle. The New Statesman, la revue intellectuelle de la gauche britannique, le ­ couronne en décembre 2009 comme l’un des dix livres les plus importants de la décennie. Son influence a été considérable dans le monde anglophone. Ed Miliband, le leader du Parti travailliste, s’y réfère... ainsi que David Cameron, le Premier ministre conservateur, mais aussi l’OCDE et le mouvement des indignés américains Occupy Wall Street. Aux États-Unis, le discours médiatique permanent, expliquant que la richesse des plus aisés est bonne pour tous, a conduit à retrouver des niveaux d’inégalités équivalents à ceux qui existaient avant la grande crise financière de . . . 1929. [...]

   On pourrait objecter que la multiplication des statistiques montrant le lien entre le niveau d’inégalités et l’état de santé ou le bien-être social ne permet pas d’établir une causalité mais, au mieux, une corrélation. Prises séparément, ces corrélations ne montrent en réalité pas de rapport de cause à effet. Si les sociétés les plus égalitaires sont aussi celles où le taux de criminalité est le plus faible, c’est peut-être le fait du hasard. Mais si les sociétés les plus égalitaires sont en même temps les plus sûres, celles ou l’état de santé est le meilleur, où la mobilité sociale est la plus forte, ... le hasard n’est plus possible. Une fois que vous aurez lu ce livre, il sera difficile de vous convaincre que plus les riches sont riches plus les pauvres vivent mieux.

   Un argument souvent avancé pour défendre les inégalités est l’esprit d’entreprise : peut-être que l’on vit mieux dans une société plus égalitaire, mais on innove moins et, à long terme, on s’appauvrit. Les exemples de Google, Apple et autre Twitter aux États-Unis peuvent venir confirmer cette idée. Pourtant, le nombre de brevets par habitant y est plus faible qu’au Japon, une société également très innovante sur le plan technique et beaucoup plus égalitaire que les États-Unis. En Europe, il y a beaucoup plus d’innovations en Finlande et en Allemagne qu’en Italie et au Portugal, des pays pourtant plus inégalitaires. L’esprit d’initiative n’a donc en rien besoin d’un terreau inégalitaire pour prospérer.

   Si les inégalités sont finalement assez largement acceptées comme un « mal inéluctable », c’est aussi parce qu’elles sont cachées. Car les inégalités sont beaucoup plus fortes qu’on ne le croit généralement. Paradoxalement, plus elles sont fortes, moins elles se voient : en effet, plus la société est inégalitaire, plus elle est fragmentée et moins les personnes de niveaux sociaux différents se croisent dans l’espace public comme privé. Qui sait vraiment qu’en France 50 % du patrimoine est possédé par les 10 % des Français les plus riches ?

   Dans cet ouvrage, les auteurs font référence à une étude marquante publiée en 2011 aux États-Unis. Un échantillon de plus de cinq mille Américains se voit présenter trois niveaux théoriques d’inégalités dans une société : aucune inégalité ; des inégalités correspondant, de facto et sans qu’ils ne le sachent, à la Suède ; et un troisième scénario correspondant à la société américaine. Près de 92 % des répondants ont exprimé une préférence pour la répartition « à la suédoise », et ce quelle que soit leur couleur politique : démocrate ou républicain.

   Bien que le livre laisse ouvert le débat sur le « bon » niveau d’inégalités à atteindre et qu’il ne soit pas ­ rescriptif en termes de politiques publiques, il réhabilite l’objectif de réduction des inégalités de revenus comme un objectif structurant des politiques publiques pour obtenir des effets positifs en matière de santé, de lutte contre la délinquance, de meilleur fonctionnement de l’ascenseur social, ...

   La première dimension d’une politique redistributive reste bien sûr la fiscalité. On le sait, les taux d’imposition des plus riches comme des grandes entreprises sont inférieurs à ceux des classes moyennes et des PME. D’où la nécessité de taxer les revenus du capital au même niveau que ceux du travail et de lutter plus efficacement contre les paradis fiscaux et l’évasion fiscale. Toutefois, si les inégalités sont massives, l’impôt sur les personnes comme sur les entreprises est insuffisant pour les combattre. Car il faut alors atteindre des taux d’imposition très importants, politiquement difficiles à instaurer dans des sociétés qui ont accepté en amont des niveaux d’inégalités massifs. Ainsi, les sociétés où les taux d’imposition sont les plus élevés, comme les pays du nord de l’Europe, sont aussi les sociétés les plus égalitaires, non pas tant parce que l’impôt permet de rétablir l’égalité, mais parce que des sociétés qui valorisent des taux d’impôts élevés sont aussi celles qui produisent le moins d’inégalités avant impôt. Le rôle de l’impôt est alors moins de réduire les inégalités de revenus par la redistribution que de socialiser la production des biens publics qui bénéficient à tous de manière égale, comme l’éducation, la santé, les transports collectifs, ...

Inégalités et écologie

   Ce livre intègre [aussi] la question écologique au cœur de son analyse. Il dépasse ainsi la vision social-démocrate traditionnelle, qui consiste à produire le plus possible sans s’interroger sur la nature de ce qui est produit, pour redistribuer ensuite.


   Les auteurs montrent ainsi qu’à partir d’un certain niveau de richesse collective, l’augmentation supplémentaire de cette richesse produit beaucoup moins d’effets positifs que dans les pays plus pauvres, où la croissance du PIB est une des conditions de l’amélioration du bien-être. Un tel débat sur la croissance peut paraître décalé tant la recherche de la croissance du PIB semble faire l’objet d’un consensus absolu et constituer l’alpha et l’oméga de toute politique. Moins la croissance est là, plus elle apparaît désirable. Pourtant, même si cela reste un débat souvent difficile à faire entendre pour le responsable politique que je suis, je crois, en tant qu’écologiste, qu’il est plus que jamais nécessaire de le faire vivre. Compte tenu de notre évolution démographique comme des gains de productivité de plus en plus faibles réalisés chaque année, ce que les économistes appellent notre « croissance potentielle », c’est-à-dire la croissance que nous pourrions réaliser si tout allait bien, ne dépasse plus les 1,5 à 2 % par an, bien loin des niveaux atteints pendant les fameuses Trente Glorieuses. L’économie française entre donc durablement dans une ère de croissance faible. Le lecteur pourra objecter que des pays européens connaissent une croissance plus forte, et citer – nécessairement – l’Allemagne. Pourtant, à y regarder de près, l’Allemagne connaît, elle aussi, une croissance faible, de 0,7 % en 2012 et de 0,3 % prévu en 2013.

   Plutôt que de masquer cette réalité, il nous faut l’affronter. Tim Jackson, auteur d’un ouvrage de référence, Prospérité sans croissance*, résume bien la situation : « La croissance est insoutenable, la décroissance est instable. » En effet, notre modèle de croissance ignore les limites de la planète, et si tous les êtres humains vivaient comme les Français il nous faudrait 2,5 planètes. Or – je crois que c’est un fait établi – nous n’en avons qu’une ! La Banque mondiale, qui n’est pas à proprement parler une officine écologiste, parle des « effets cataclysmiques » du changement climatique dans les décennies à venir. Et il ne s’agit plus du bien-être des générations futures mais bien des générations présentes qui vivront tout au long de ce siècle. La croissance du PIB selon le modèle actuel est donc insoutenable.

   Mais la décroissance du PIB est politiquement et socialement instable. Malheureusement, la Grèce expérimente actuellement cette décroissance : le PIB y a reculé de plus de 25 % depuis 2008. Cela engendre une telle souffrance et une telle déstabilisation de la société que c’est la démocratie elle-même qui en est fragilisée.

   Le seul projet politique réaliste pour la décennie qui vient est donc à mes yeux le suivant : comment rendre notre modèle de croissance plus soutenable pour éviter de devoir décroître face aux limites de la planète, et comment rendre plus stable socialement un état de croissance très faible pour éviter d’avoir à rechercher en permanence une croissance insoutenable ?

   Pour réaliser ce nouveau projet pour la gauche, il faut justement réduire les inégalités. On le sait depuis les travaux du sociologue Thorstein Veblen en 1899, le modèle de consommation des plus riches sert de référence pour l'ensemble de la société. Les médias et la publicité nous renvoient une norme idéale de consommation qui n’est en fait accessible qu’à une toute petite minorité. Faire d’un modèle de consommation insoutenable sur le plan environnemental une référence tout en sachant que ce modèle est réservé à une infime minorité relève d’une forme de torture psychologique collective qui n’est pas sans expliquer, je le crois, une partie de nos souffrances. La réduction des inégalités possède donc un double bénéfice : elle diminue la consommation ostentatoire des plus aisés et améliore le bien-être, matériel et psychologique, d’un nombre beaucoup plus important de personnes, rendant ainsi la société plus stable.

   Une vision écologique de la lutte contre les inégalités de revenu conduit nécessairement à se poser la question de la différenciation sociale. Comme le rappellent les auteurs de cet ouvrage, la consommation de produits ne répond pas d’abord à une logique de besoin mais à une logique de différenciation sociale. La consommation est un signe extérieur de richesse et de transfert des qualités du produit consommé sur la personne qui consomme (si je consomme un produit exceptionnel, c’est parce que je le suis aussi). Nos sociétés de consommation font justement de cette consommation le mode de différenciation par excellence. Or, le désir de différenciation individuelle est aussi un héritage positif de la Renaissance et de l’humanisme. Ainsi, les formes d’organisation qui cherchent à refouler ce désir sont loin d’être des modèles. Je pense bien sûr aux sociétés totalitaires des années 1930 mais aussi à tous les fondamentalismes religieux qui font de la ressemblance la norme. Il nous reste donc à inventer au XXIe siècle un modèle de société qui reconnait le désir de différenciation mais qui le réalise en dehors de la consommation de biens matériels, dont la multiplication à l’échelle de la planète est proprement insoutenable. Voilà un beau défi pour tous ceux qui s’intéressent à la Politique avec un p majuscule !

À propos des auteurs

   * Richard Wilkinson a joué un rôle majeur dans les recherches internationales consacrées aux déterminants de la santé. Il a étudié l’histoire de l’économie à la London School of Economics avant de se former en épidémiologie. Il est aussi professeur émérite à l’école de médecine de l’université de Nottingham, professeur honoraire de l’University College de Londres et professeur invité de l’université de York (Angleterre).
   * Kate Pickett est professeur d’épidémiologie à l’université de York et membre du personnel scientifique du National Institute for Health Research. Elle a étudié l’anthropologie physique à Cambridge, les sciences nutritionnelles à Cornell et l’épidémiologie à l’université de Californie-Berkeley (États-Unis).

 

______________________
Prospérité sans croissance. La transition vers une économie durable, Tim Jackson, 2010.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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gavroche 22/11/2013 17:44


http://www.levif.be/info/actualite/economie/le-bien-etre-depend-de-l-egalite-pas-de-la-richesse/article-4000456043990.htm


Un lien intéressant


Amitiés

Gavroche 12/11/2013 13:38


Bonjour,


Un point m'a frappé dans ces extraits:notre ignorance de la réalité des inégalités.


Ou je dirai plutôt, notre déni...qui se cache sous des  "il(elle) aurait dû, il(elle) aurait pu...etc.....


et qui du coup, donne à penser que la misère se mérite, d'une certaine manière.


J'ose espérer que son hasard n'atteindra jamais ceux qui pensent "qu'il aurat dû, pu, ect........"

Christophe Vieren 28/10/2013 07:47


@JPS : merci pour le compliment. Je n'ai pas retrouvé dans la rubrique crise des inégalités du site les-crises (je ne le connais que depuis mars 2012), l'article en question. Si vous le
retrouvez . . . j'en ferais volontiers un lien.


 

JPS1827 28/10/2013 01:09


Merci d'avoir donné ce résumé très intéressant. La question avait déjà été abordée sur les-crises.fr à propos d'un économiste anglais qui disait à peu près la même chose.