Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Christophe Vieren

La bombe démographique, une fatalité ?

17 Décembre 2013 , Rédigé par Christophe Vieren Publié dans #Démographie

Fécondité versus PIB ou émancipation des femmes ?

   L'on entend souvent dire que la population mondiale suit une croissance exponentielle. Est-ce vrai ? OUI et NON car tout dépend de la période d'observation. Très grossièrement, cette croissance démographique est devenue exponentielle dès lors que nombre de pays sont entrés dans leur première phase de transition démographique (voir fin d'article). Cette première phase se caractérise par la chute du taux de mortalité, infantile en particulier, tandis que le taux de natalité se maintient.

   On peut aisément établir, pour nombre de pays, une corrélation significative entre l'augmentation de la richesse de leurs habitants et le taux de fécondité (cf. ce graphique). Mais y a-t-il une relation de cause à effet ? Très probablement ! Cependant . . . 

  Le PIB/habitant est-il le seul facteur ?

   Le graphique ci-dessous montre que ce qui est également important est la politique "féministe". Comprendre par là une politique qui vise à donner les mêmes droits aux femmes qu'aux hommes et plus particulièrement le droit à l'éducation et donc à l'émancipation (emploi). Ainsi qu'une politique permettant aux femmes de disposer librement de leur corps, gestation comprise (contraception, IVG, ...).

Relation_fecondite_vs_PIBper-capita_Iran-Libye-Tunisie-Cu.jpg

Figure 1 : Fertilité des femmes (nombre d'enfants par femme) vs PIB-PPA/habitant
de 1959 à 2012.

Cliquez sur le graphique pour rejouer l'animation à partir de l’année qui vous intéresse, et la personnaliser le cas échéant.

   Ceci est particulièrement visible dans les politiques des quelques pays sélectionnés pour réaliser le graphique : Iran, Libye, Russie, Tunisie, Cuba, et, à titre de comparaison, la France. J'y ai rajouté l'Indonésie et l'Inde quoique n'ayant aucune idée de leur politique à l'égard des femmes. Ces deux derniers illustrent cependant qu'il n'est pas besoin que le PIB/habitant augmente autant que par le passé pour faire chuter le taux de fécondité des femmes. Ainsi l'Indonésie et l'Inde sont passés sous la barre des 2,5 enfants par femme avec un PIB/hab près de quatre fois inférieur à celui de la France lorsque cette dernière est passée sous cette valeur.

   On retrouve bien la marque des politiques "féministes" mises en place (dans les cas suivants après une “révolution”) au niveau du taux de fécondité : Iran à partir de 1985, Tunisie à partir de 1966, Libye à partir de 1970, Cuba à partir de 1970, Russie à partir de 1928, . .  .

   Notons que dans les pays développés le seuil de renouvellement (ou de remplacement), i.e. entrainant la stabilité démographique, correspond à un taux de fécondité de 2,1. Un peu plus ailleurs à cause d'une surmortalité infantile.

____________________________

   La transition démographique en deux lignes et un graphe : le taux de croissance démographique (courbe verte) croit dans un premier temps suite à une chute du taux de mortalité (prophylaxie, médecine, ....) (courbe rouge), généralement suivi d'une chute du taux de natalité (courbe bleu). Il en résulte la courbe noire : la population augmente de façon"exponentielle" puis se stabilise (courbe noire).

Transition démographique

 

Lire la suite

Que penser du classement PISA ?

13 Décembre 2013 , Rédigé par Christophe Vieren Publié dans #Education

 

    En attendant plus amples développements, méditez sur ce graphique qui visualise les différences de scores pour les pays étudiés dans l'article Résultats PISA 2012 et influence de la télévision.

 

    La différence de scores entre le "meilleur" pays et le moins "bon" pour chacune des trois dimensions étudiées (culture mathématique, compréhension de l’écrit et culture scientifique) est-il relativement important ? Quantitativement, pour ces 30 pays, l'écart relatif maximal est de -20% (culture scientifique). La France présente quant à elle un écart de -8,5% en culture scientifique, de -3,6% en compréhension de l'écrit et de -6,4% en culture mathématique. La Finlande détient les scores maximaux pour les deux premières dimensions, la Suisse pour la troisième.
   

Scores_SL-M_PISA_2012_for_30_countries.jpg

Graphique réalisé par Christophe Vieren à partir de la source suivante : base de données PISA-2012

 

Sur les limites de ce programme d'évaluation, lire en quelques lignes les principales critiques sur wikipedia.

Lire la suite

Résultats PISA 2012 et influence de la télévision

13 Décembre 2013 , Rédigé par Christophe Vieren Publié dans #Liberte des medias

 

Quelle influence de l'usage de la télévision sur les résultats du programme PISA ?

  En complément de mon article sur le livre TV lobotomie, j'ai souhaité regarder si il existait une corrélation entre les résultats au PISA 2012 et l'usage de la télévision dans le monde.
  Avant de poursuivre, il faut admettre la fiabilité de ces scores PISA. Je me permets de soulever de nombreuses réserves et interrogations, en particulier vis-à-vis du classement : les écarts de résultats entre le premier et le dernier sont-ils "dramatiques". Le classement de la France est-il significatif d'une grande faiblesse ou d'une moindre force ? . . . Dans l'article Que penser du classement PISA ?, je détaille un peu plus.


  Mais bon, comme disait Bigard, "admettons" que ces scores soient fiables et les écarts entre-eux significatifs !
  Pour chaque pays, le pourcentage d'enfants âgés de 11 à 15 ans passant plus de deux heures par jour devant la télévision ont été mis en regard des scores PISA 2012.
  Le résultat est illustré par les trois graphiques ci-dessous, correspondant respectivement aux trois compétences faisant l'objet du classement PISA, à savoir : Science, Lecture et Mathématique.

  La relation n'a pu être établie que pour 29 pays, faute de données concernant le temps passé devant la télévision pour nombre de pays.

 

Relation_entre_scores_PISA_-_TV_time_29_countries_dont_Fran.jpg
       Lecture : la Bulgarie (en bas à droite) où 63% des enfants de 11 à 15 ans passe plus de deux heures par jour devant la télévision, obtient le moins bon score PISA pour les Maths.
 

    Ci-dessous, même chose pour les maths et les sciences 

Relation_entre_score_PISA_math_-_TV_time_29_countries_dont_.jpg

Relation_entre_score_PISA_science_-_TV_time_29_countries_do.jpg

     Les coefficients de détermination (R2 = 0,27; 0,27; 0,16) ne sont pas très significatifs. Cependant l'impact de la télévision ne peut être rejeté. Il faudrait réaliser une étude plus approfondie isolant ce paramètre. On peut en effet imaginer que les pays où l'on regarde le plus la télé sont aussi celles où l'environnement familial est moins favorable à la réussite scolaire par exemple. Limiter l'usage de la télé n'y changerait donc peut-être rien. Peut-être !

   L'article Trends in Children’s Reading Literacy Achievement 1991–2001 (PIRLS, ) fait état de l'évolution des capacités de lecture en fonction de l'évolution de l'usage de la télévision. Il mentionne : "Yet, studies in a number of countries have found that students’ reading activity out of school is declining – in line with the rise of televisions, videos, and computers." (Chap3 : Reading habits, p.38, référence : Age and gender differences in children’s self- and task perceptions during elementary school. Child Development).

   Notes sur les données :

     Les données concernant l'usage des écrans sont issues d'un article scientifique visant à établir la relation entre temps passé devant les écrans et la pratique d'activités physiques. Les deuxièmes sont issues directement de la base de données PISA de l'OCDE.

   Liens sur les données :

  
   Concernant le autres écrans, les coefficients de détermination sont beaucoup plus faibles, et donc très peu siginificatifs. Notons toutefois qu'au vu des corrélations calculées, les jeux vidéos semblent avoir un effet négatif, tandis que l'ordinateur semble avoir un effet positif. 

 

ICI : 6 graphiques à venir ou sur demande

 

 

 

 

Lire la suite

TV LOBOTOMIE

3 Décembre 2013 , Rédigé par Christophe Vieren Publié dans #Liberte des medias

TV lobotomie

ou
les terribles impacts de la télévision

sur la cognition, la santé, la sociabilité et la violence,

des adultes et surtout des enfants

 

  TV Lobotomie est le titre de l'ouvrage de Michel Desmurget, chercheur français spécialisé en neurosciences cognitives.

   Informé par mon neveu, doctorant en psychologie et doté d'une particulière rigueur scientifique, j'ai visionné la conférence donnée par M. Desmurget sur le thème de son livre TV Lobotomie. Avant de rédiger ce billet, je me suis enquis de regarder de plus près qui était ce chercheur, quelles études scientifiques il citait, qu'en disaient ses détracteurs, . . . Enfin, bref, quelle crédibilité pouvait-on lui accorder.

  N'ayant à ce jour trouvé aucune faille à sa crédibilité, je vous fais part de l'information qui me semble la plus importante quant aux impacts MESURÉS de la télévision sur la cognition, la santé, la sociabilité et la violence, des adultes mais surtout des enfants, êtres en développement par définition.

   Cette information, importante car IR-RÉ-VER-SI-BLE, concerne l'impact de la télévision - et plus largement des "écrans" - sur la réussite scolaire de nos chères têtes blondes. Comme l'ouvrage et la conférence relatent moult études scientifiques et données chiffrées, je ne vous propose que les deux les plus "parlantes". Vous pourrez approfondir en regardant la conférence et/ou en lisant le livre.

Remarque : quand il est dit " c'est l'effet de la télé ", c'est parce que " c'est l'effet de la télé ".

Autrement dit ce facteur a été isolé parmi de nombreux paramètres pouvant jouer un rôle et EN PARTICULIER les facteurs socioéconomiques. C'est la base de tout article scientifique.

 

Première illustration

   Elle concerne l'évolution des résultats des bacheliers étasuniens à un test d'entrée à l'Université portant sur les aptitudes au langage (SAT-Verbal). Sur le graphe ci-dessous cette évolution (courbe bleue et échelle de droite) est mise en regard du taux de pénétration des téléviseurs dans les foyers étasuniens (courbe orange et échelle de gauche).

TV_Lobotomie_SAT_vs_TV_p91.jpg

    Question légitime : comment être certain que la télé est la principale responsable ?

   Réponse courte : selon vous, quel autre événement pourrait être survenu afin d'avoir une influence évoluant de manière aussi proche ? Selon l'auteur, AU-CUN !

   Réponse longue : lire le livre et l'étude à laquelle il y est fait référence !

Deuxième illustration : le test du bonhomme

   Pour cette étude, 2.000 élèves de 5-6 ans furent soumis à une version remaniée de "l'épreuve du bonhomme". Est-il besoin de commenter ?

TV_Lobotomie_Test_du_bonhomme_p136.jpg

  Pour finir, tout de même UN chiffre se passant de tout commentaire :

TV_Lobotomie_effets-cumulatifs_27e_min_Conf-copie-1.jpg

   Maintenant, si cela vous interpelle et que vous tenez à la réussite scolaire de vos enfants, passez à la vidéo (c'est ici ou ci-dessous) ou mieux au livre (c'est ici en téléchargement ou là pour l'acheter).
   Pour la partie consacrée à l'impact sur la cognition des enfants, démarrez à 18'06" en cliquant ICI et tenez 32 mn ! Vous pouvez également consulter l'ensemble des données avérées (références incluses), sur cet article :
CHAPITRE II : LA TÉLÉ ÉTOUFFE L'INTELLIGENCE

 

 

 

 

 Vous pouvez également consulter, accompagnées de leurs références scientifiques,  la liste des données les plus marquantes concernant l'usage de la télévision : CHAPITRE I : LA TÉLÉ EN TOUS LIEUX ET À TOUTE HEURE 

 Note : eu égard à la parution du classement PISA 2012, j'ai également réalisé une étude sommaire sur les relations entre les résultats du PISA 2012 et l'influence de la télévision.

   Quelques informations qui m'ont conduit à accorder toute ma crédibilité à l'auteur de TV lobotomie :

Deux résumés du livre par des particuliers :

  Et maintenant, n'hésitez pas à commenter ci-dessous. Surtout si vous êtes sceptique !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lire la suite