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Le blog de Christophe Vieren

Depuis la crise de 2007-2008, la croissance est sur une tendance bien plus faible qu'avant !

13 Avril 2015 , Rédigé par Christophe Vieren

   Le graphique ci-dessous illustre le propos de Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis (filiale de BPCE) dans son article intitulé "Le FMI s’interroge sur la croissance à moyen terme". Dans cet article il écrit :

" Dans son rapport d’avril 2015, le FMI s’interroge sur la possibilité de converger vers la trajectoire de croissance d’avant crise. Sa réponse est clairement négative : la croissance potentielle, celle qui ne crée pas de tensions inflationnistes, sera durablement plus réduite que celle constatée avant la crise. [..] On ne retournera pas vers la tendance passée mais pire on s’en éloignera de plus en plus. ".

Depuis la crise de 2007-2008, la croissance est sur une tendance bien plus faible qu'avant !

   Cette tendance ne fait donc que confirmer la baisse tendancielle inéluctable du taux de croissance que Jean Gadrey mettait en évidence en 2009 dans son livre "Adieu à la croissance".

   Notons que depuis 2009, de nombreux économistes de renom l'ont rejoint dans ce qu'il appelle l'objection de croissance. Parmi eux les renommés Paul KrugmanRobert Gordon et  Patrick Artus de Natixis !

   Pour ceux qui n'aurait pas eu la chance  - ou le courage - de lire cet ouvrage, ils peuvent apprendre l’objection de croissance en chansons, vidéos, films, théâtre… ou encore via ce billet de synthèse que je faisais à partir des quatre articles que Jean Gadrey publiait sur son blog en 2009. Ces articles n'ont donc pas pris une ride à la lueur des cinq années passées depuis.

   Bientôt il ne restera plus que l'omniprésent Jacques Attali à envisager cette croissance exponentielle. Ce dernier estimait en effet, en septembre 2007, que, sous réserve de libéraliser presque tout (y compris… la finance !), la France pourrait connaître à nouveau et durablement une croissance de 5 % par an. Aux dernières nouvelles, il n'a depuis pas osé réitérer cette prévision. En progrès !

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Christophe Vieren (auteur) 20/05/2015 11:34

Au sujet de l'entropie, de l'économie et de la croissance, voir ce qu'en disait l'économiste Nicholas_Georgescu (https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicholas_Georgescu-Roegen#Entropie.2C_.C3.A9conomie_et_d.C3.A9croissance).

Après la discussion peut-être sans fin car rien ne permet de prévoir le rythme des avancées technologiques qui, sur le papier peuvent permettre de résoudre le problème de la finitude de la terre sur laquelle 9 milliards d'individus (ou plus) souhaiteraient vivre comme un cadre supérieur en fni de carrière d'un pays de l'OCDE (pour une grande majorité : un pavillon en banlieue avec jardin, une résidence secondaire à la mer, un voyage en avion une fois par an, les iPhone et autres écrans plats dernier cri, frigo américain, clim, ...).

chris06 20/05/2015 13:11

Et puis, conretement, je vois diffcilement comment la France pourrait se payer le luxe d'abandonner la course a la croissance tandis que le reste du monde la continue? Vous voulez quoi, que la France s' appauvrisse?

chris06 20/05/2015 13:01

Il faut etre un particulierement mauvais ingenieur pour voir la terre comme un systeme entropiquement ferme. Que faites vous de l'energie solaire ENTRANT dans le systeme? Le simple fait qu'on soit desormais capables d'exploiter le rayonnement solaire, source d'energie quasi infinie par rapport a nos besoins energetiques actuels, est deja un contre exemple aux theories de Nicholas Georgescu Roegen!

Il est evident que si on se borne a regarder les technologies du passe pour prevoir l'avenir on sera toujours amenes a prevoir le pire. Mais de tous temps cela a ete contraire a l'epopee humaine

Christophe Vieren (auteur) 20/05/2015 11:25

@Chris06 : pourquoi devrions-nous aujourd'hui prendre en compte les limites écologiques ? CCela s'appelle le principe de l'entropie :
La Terre est un système fermée et depuis quelques décennies tout au plus nous avons découvert la totalité des réserves de matières premières, tout au moins celles dont on pense que, dans les décennies à venir, elles peuvent constituer des matières premières. Nous avons également exploité la quasi totalité des terres arables et certaines sont victimes de la stérilisation, de l'érosion, de la désertification. Reste donc l'énergie solaire (ou nucléaire !!!!) pour transformer d'autres matières à des fins utiles (exemple : photosynthèse ou photovoltaïque = >biocarburant - au détriment de l'alimentation, les rendements ayant semble-t-il atteint leurs limites sur de nombreuses terre). En dehors d'un bien hypothétique saut technologique plus important que l'électricité et le moteur thermique (on peut rêver), ce coût de transformation des matières premières (dessalement de l'eau par exemple) réduira inéluctablement la productivité et donc réduira le taux de croissance. Autrement dit non seulement nous avons atteint le pic du pétrole mais également le pic de nombreuses autres matières premières.
On pourrait rajouter les surcoût lié au changement climatique, à l'érosion de la biodiversité, de la désertification, dont les INERTIES sont à considérer comme irréversible à l'échelle de quelques décennies. Autrement dit, les éventuels saut technologiques d'aujourd'hui ne permettront d'inverser ces phénomènes que dans quelques décennies, voire siècles. En attendant, si le PIB ne décroit pas (après tout si - par exemple - le kWh ou le kG de PdT bio sont plus propres et plus chers, ils pourront toujours augmenter en volume avec les progrès), le pouvoir d'achat lui décroitra (ce qui est dépensé en kWh ou PdT propre ne le sera pas en Smartphone, climatisation ou crossover).
Le fait est qu'aujourd'hui TOUS les pays du monde voient leur empreinte écologique (climatique essentiellement) s'accroître depuis des décennies au fur et à mesure que le PIB augmente. Seule l'Allemagne semble échapper à la règle (empreinte écologique décroissante) mais de manière bien insuffisante pour réduire la dette écologique accumulée (et sur laquelle on ne pourra faire défaut)
Je vous invite donc à poursuivre le débat sur mon article "Le découplage entre PIB et Empreinte écologique est-il possible (http://www.christophevieren.fr/article-le-decouplage-entre-pib-et-empreinte-ecologique-est-il-possible-121224094.html) ?
Sinon, en conclusion : " L'avenir tu n'as point à le prévoir mais à le permettre " (Antoine de Saint-Exupéry*, Citadelle). Il me semble donc bien plus raisonnable de d'envisager "le pire". Récemment un étudiant me disait qu'il continuait à fumer car lorsqu'il serait atteint d'une maladie due au tabac dans 20-30 ans, les progrès médicaux seront tels que ces maladies n'auront pas plus de conséquences qu'un banal rhume. C'est un pari. C'est celui que vous faites, pas moi.

Christophe Vieren 25/05/2015 13:58

@Chris06 qui me demande si je fais une différence entre les prévisions météorologiques et les prévision climatiques.
Je ne fais absolument aucune différence dans la mesure où les modèles utilisés pour réaliser les prévisions météo d'une part et climatologiques d'autre part, sont totalement différents. Chacun des modèles, climato ou météo, est vérifié sur le passé en reprenant les valeurs constatées des paramètres pris en compte dans le modèle afin d'en vérifier la validité. Ainsi on peut extrapoler dans le futur en faisant bien évidemment des hypothèses sur les valeurs qui seront prises par ces paramètres (exemple : les émissions de gaz à effet de serre anthropiques).
Or donc qu'il s'agisse de météo ou de climat, les modèles sont totalement différents mais les prévisions sont tout autant valables les unes que les autres.

En revanche concernant les prévisions de croissance que vous appelez "macro" (ensemble des progrès qui induit la croissance du PIB) et "micros" (ensemble des progrès qui induit les progrès thérapeutiques) il n'est pas établit de modèle pour effectuer des prévisions mais juste une extrapolation dans le futur des tendances passées. Par conséquent, cela n'a rien à voir avec une modélisation. Que cette tendance ait été observée depuis 2 siècles ("votre" constat), depuis 50 ans (le constat "de J. Gadrey" ou R. Gordon) ou depuis 5 ans (le constat du FMI, objet de l'article) n'apporte aucune supériorité de la première par rapport aux dernières. La différence fondamentale entre votre prévision et celles de Gadrey, de Gordon, ou du FMI, c'est que ces dernières tentent une modélisation en prenant en compte les paramètres qui, par le passé, ont été source de croissance. Ainsi par exemple, J. Gadrey prend en compte le fait que :

1) Les gains énormes de productivité dûs à l'invention du moteur, thermique ou électrique, à l'invention des transports (routiers, ferrés ou maritimes), de l'électricité, de la révolution "verte"* , et, plus récemment mais avec un impact moindre, l'informatique et les télécomm, . . . ne sont pas rejouables. La part des services (secteur tertiaire) croissants, nouveauté de l'après-guerre, sur celle de biens (agriculture et industrie) croissant

2) La raréfaction du pétrole et le surenchérissement du pétrole moteur de l'économie mondiale et particulièrement des transports

3) L'épuisement des ressources et la pollution généralisée, dont le changement climatique avec son ENORME inertie, n'est pas des moindres puisqu'ils vont plomber les progrès réalisés dans d'autres domaine.

C'est sur la base de l'étude de l'évolution des paramètres qui impactent la croissance que Gadrey, comme Gordon (lire l'article proposé) prévoient une baisse tendancielle du taux de croissance. Remarquez que ni l'un ni l'autre ne pronostiquent un chiffre pour la décennie à venir et encore moins pour les décennies à venir. Ils disent simplement qu'elle va décroître et probablement passer sous ces "1,6%" tendanciels, éternels depuis . . . 2 siècles.

L'humanité est 100.000 fois plus ancienne et le taux de croissance sur cette durée est probablement très proche de zéro. Pourquoi ne prenez vous pas cette valeur pour extrapoler aux décennies à venir ? Pourquoi ne pas considérer ces 1,6% comme un accident de parcours ?

Tout cela pour dire que si il suffisait de croire en les sauts technologique pour espérer poursuivre notre tendance business as usual, on se demande bien pourquoi l'empreinte écologique de l'Humanité continue à s'accroître. Il serait temps que vos sauts technologiques viennent rembourser la dette qui devient aussi problématique que les dettes publique, à la différence que l'on ne fera pas défaut sur la dette écologique, sauf à aller sur mars ou à en ramener des matières premières (lesquelles ?).

________________

* guillemets parce "vert" ne signifie nullement ici "écologique " mais agricole et les effets délétères (intoxication des sols, de l'air, des organismes de l'eau, désertification, érosion, baisse des rendements, impact sur la biodiversité, sur la déforestation) à long terme se font chaque jour plus sentir.

chris06 20/05/2015 19:43

Non, le raisonnement n'est pas du tout le meme. Predire que les progres medicaux vont continuer a s' accelerer est base sur la tendance passee et c'est une hypothese qui a Un merite empirique certain, mais cette prediction est incapable de dire qu'en particulier on pourra guerir les maladies du tabac d'ici 20 ou 30 ans. Si vous ne comprennez pas la difference entre une prediction macro et une prediction micro c'est que vous ne comprenez pas par exemple la difference entre une prediction climatologique et meteorologique?

Christophe Vieren (auteur) 20/05/2015 16:55

Le pari de mon étudiant s'appuie sur le fait que les progrès médicaux n'ont cessé depuis des siècles, et probablement se sont-ils accélérés depuis quelques décennies. LE fait qu'il s'agisse d'un seul secteur "de la connaissance scientifique et technologique " n'est pas moins valable que de considérer les progrès de l'ensemble des secteurs qui constituent notre PIB ! Vous projetez une tendance séculaire, lui aussi. Le raisonnement est fondamentalement le même.
D'autant que dans la macroéconomie ce n'est pas seulement les progrès de la connaissance qui amène la croissnce du PIB, c'est aussi est surtout la disponibilité d'une énergie abondante et bon marché, pour l'essentielle FOSSILE, et particulièrement pétrole (transport = 95% fossile). Et, même en faisant abstraction de leurs effets collatatéraux (changement climatique, acidification des océans, ...), se raréfient. Tout le monde aujourd'hui reconnait que l'on a passé le pic de pétrole entre 2000 et 2010. C'est le cas en particulier de l’Agence internationale de l’énergie qui alors qu’elle a longtemps réfuté la possibilité même de “pic pétrolier” (jusqu’en 2008), a estimé dans son rapport World Energy Outlook de 2010 que la production annuelle de pétrole brut ne dépassera probablement jamais son niveau de 2006. Lire ici pour les autres partageant le passage de ce pic : http://www.arte.tv/sites/fr/robin/2015/01/12/laddiction-au-petrole
Et cela c'est une nouveauté depuis 1870, période de découverte du pétrole et d'une croissance à 1,6%

chris06 20/05/2015 16:20

La prediction que fait votre etudiant est tres differente de celle que je fait et bien hasardeuse en effet. Ma prediction est que les gains de productivite continueront au meme rythme que durant les deux siecles passe, c' est une prediction macroeconomique qui s' appuie sur une tendance qui a toujous ete verifiee par le passe et qui est bien incapable de predire dans quel ou quel domaine ces progres techniques verront le jour. La prediction de votre etudiant que l'on sera capables de vaincre les maladies du tabac dans 20 ou 30 ans ne s' appuie sur rien, c'est un pari completement irrationnel s' il en est.

Christophe Vieren (auteur) 18/05/2015 10:57

@Chris06 : oui bien sûr, toute projection peut toujours être remise en cause à tout instant. Mais, comme gouverner c'est prévoir, ne vaut-il mieux pas essayer de se fonder sur ce qui semble le plus probable pour prendre des décisions de court, moyen et long terme ? N'est-ce pas parce que l'on a toujours fondé les budgets nationaux sur des prévisions de croissance trop élevée, refusant de prendre en compte sa baisse tendancielle, que les dettes publiques se sont accrues ?

En effet, sur la période assez longue de 1945 à nos jours (70 ans), la croissance n'est plus exponentielle. Ce graphe illustre la baisse tendancielle du taux de croissance de quatorze pays représentatifs de l'OCDE de 1962 à aujourd'hui : copier/coller cet hyper lien http://www.google.fr/publicdata/explore?ds=d5bncppjof8f9_&ctype=l&strail=false&bcs=d&nselm=h&met_y=ny_gdp_mktp_kd_zg&scale_y=lin&ind_y=false&rdim=country&idim=country:DEU:BEL:CAN:FRA:JPN:NOR:NLD:GBR:ITA:USA:ESP:DNK:FIN:SWE&ifdim=country&tstart=-275364000000&tend=1365631200000&hl=fr&dl=fr&ind=false (on le retrouve dans mon billet de synthèse évoqué dans l'article).

(Nota : la croissance du PIB/habitant est plus faible puisque le graphe ne tient pas compte de l'augmentation de la population).

Donc même si comme vous l'affirmez, "depuis le XVIIIe siècle on constate un taux de croissance de 1,6% par habitant et par an" (source ? Mode de calcul ?), il semble que depuis plus de 60 ans, la TENDANCE soit à la baisse. C'est une tendance que l'on retrouve, pour des raisons totalement différentes, pour la croissance démographique. Comme quoi, ce qui fût vrai pendant des siècles, peut, et heureusement dans de nombreux cas, ne pas être éternel.

chris06 19/05/2015 21:01

Oui, toujours depuis la revolution industrielle et l'avenement du capitalisme, c'est tout de meme un phenomene assez remarquable et peu commu du grand public, phenomene conforme aux theories liberales decrivant l'economie politique.

Quand aux limites ecologiques, quand seront elles atteinte? Si on part du principe que dans le siecle qui vient on se bornera a exploiter les energies fossiles, on se limitera a exploiter les minerais sur terre et jamais sur Mars, qu'on ameliorera pas significativement notre habilite a recycler tous nos dechets et l 'efficacite energetique de nos societes, il est evident qu'elles seront vite atteinte. Mais pourquoi partir de ce principe? Je prefere partir du principe que le veritable facteur limitatif est celui de l'ingeniosite humaine et le cadre economique et politiaue qui le stimule. Or que sait on de ceci, que dans un cadre capitaliste et une economie de marche, l'ingeniosite humaine a ete capable de doubler la productivite par habitant tous les quarante ans et de facon quasi contine depuis pres de deux siecles. Je ne vois pas pourquoi prendre une hypothese differente pour le siecle qui vient! Sinon en vertu de quoi devrait on en prendre une differente? Et lauquelle. Croissance nulle comme le pense Jean Gadrey? Son hypothese est elle aussi basee sur l'analyse du passe, mais seulement des cinq dernieres annees tandis que la mienne est systemique et basee sur deux siecles d'histoire.
je vous ferais remarquer que si, par le passe, on s' etait a chaque fois base sur les cinq dernieres annees ecoulees pour prevoir la croissance a long terme future, on se serait systematiquement trompe. Par contre en prenant l' hypothese d'une croissance constante egale a la moyenne des annes ecoulees depuis le debut de la revolution industrielle on aurait ete tres proche de la realite. Je ne vois aucune raison de changer d'hypothese pour le moment.

Christophe Vieren 18/05/2015 20:49

On finit "toujours" par rattraper ? Disons que pour l'instant on ne peut en effet pas démontrer le contraire par simple projection. Mais en tout cas, 1,6% est loin de ce qu'espère tous les politiques qui font tout et surtout n'importe quoi pour retrouver la croissance des décennies passées. Pour des raisons écologiques principalement, je me permet de douter que ce 1,6% puisse se poursuivre. Mais ce n'est évidemment qu'une hypothèse. En tout cas, jusqu'à présent on constate une dégradation de notre environnement et un épuisement de nos ressources naturelles. Tout dépendra jusqu'où nous serons prêt à aller pour maintenir ne serait-ce que ces 1,6% et, parallèlement, au éventuels sauts technologies qui pourrait compenser ces épuisements et dégradations. Depuis quelques décennies, ces sauts se font attendre ! Pourquoi ?
______
nb : je puis modifier les commentaires si l'on me précise quelles modif sont à faire.

chris06 18/05/2015 17:02

Pardon la premiere reponse a Christophe est la suite de la deuxieme .
(Dommage qu'on ne puisse pas editer ses commentaires )

chris06 18/05/2015 16:59

Ceci ne fait que confirmer que meme apres de longues periodes de crises on finit toujours par rattrapper la tendance a long terme d'une croissance par habitant de 1,6% par habitant et par an mais n'indique absolument pas qu'on est desormais sur une nouvelle tendance a long terme bien plus faible que celle des 140 dernieres annees.

chris06 18/05/2015 16:49

Source:
http://faculty.insead.edu/fatas/wall/wall.pdf
voir notamment fig 2 et fig 3 qui montrent la remarque tendance a une constance du taux de croissance pour les principales economies capitalistes au cours des 140 dernieres annees.

l'apparente baisse tendancielle du taux de croissance au cous des 70 dernieres annees s' explique tout simplement du fait qu'en 45 on sortait de 15 annees de depression et de guerre et de croissance negative, s' en suit naturellement une periode de forte croissance qui diminua progressivement pour rattrapper l'inexorable tendance a long terme de 1,6% par habitant et par an. Ceci ne fait que confirmer le

chris06 16/05/2015 21:46

Je vois difficilement comment on peut degager une croissance a long terme avec 5 ans! En fait c'est comme si on avait affirme, a partir des annees 1929- 1939 ( 10 ans, encore plus que 5) "adieu a la croissance".

En faitles donnees sur le long terme ( 2 siecles, c'est a dire depuis la revolution industrielle et l'avenement du capitalisme ) que tendance a long terme de la croissance mondiale par habitant du systeme caputaliste est remarquablement stable a 1,6% par habitant et par an ( c"est a dire faisant abstraction de la croissance demographique et des zones affectees par le communisme au cours dusiecle dernier).

Depuis la fin du xviii eme siecle la tendance de la croissance par habitant est effectivement eexponentielle, il est fort fort possible qu'Attali aie finalement raisonsur les decennies qui viennent, en tous cas il est encore un peu tot pour s' avancer et les donnees historiques post revolution indusrielle vont dans son sens et ce malgre les crises etles depressions amplifiees par la politique des banques centrales et des gouvernements trop depensiers....

chris06 16/05/2015 21:53

Pardon correction; il "Depuis la fin du xviii eme siecle la tendance de la croissance par habitant est effectivement eexponentielle"


(Nb ; Et ceci contrairement a ce que pensaient les marxistes et les keynesiens)